Jouir du processus
Publié le 14 Novembre 2012
Vous commencez de gravir une colline dont vous savez qu'elle offre une vue imprenable à son sommet.
Qu'est ce qui vous donne tant de plaisir une fois en haut, votre pique-nique ouvert et vos yeux émerveillés ?
Qu'en serait-il si vous aviez été déposés au sommet directement ?
N'est ce pas chaque pas effectué, chaque sens sollicité, dans la conscience de l'instant qui donne toute sa saveur, à l'arrivé de l'étape ?
Nous savons tous d'expérience que lorsque nous avons franchi une étape, une nouvelle se présente. Refuser le processus entre les deux, nous maintient dans un état d'insatisfaction et de non-réalisation permanent.
Ce qui nous sépare de ce que nous souhaitons être ou avoir, n'est que la conscience de ne pas l'être ou de ne pas l'avoir. C'est littéralement de ne pas savoir que nous sommes arrivé qui crée un espace entre l'état désiré et l'état présent. C'est ce qui crée le chemin entre les deux.
Donc nous créons un chemin, puis nous refusons de l'emprunter.
Si cheminer consistait en se rendre compte que nous posons toujours les pieds au bon endroit, cela nous permettrait de jouir, instant après instant, de la certitude d'être arrivé.
Ca serait comme de franchir le dernier pas de l'étape à chaque pas. Aussi jouissif que d'arriver en haut de la colline à chaque fois que l'on pose le pied et de contempler le panorama dans l'éternel présent.